Nextcloud, Chat, Jitsi et autres - Tuto
Article mis en ligne le 8 avril 2020
dernière modification le 19 mai 2020

par admin_elemac
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Nextcloud est un outil numérique aux multiples ressources.
L’intérêt de cet outil de "cloud" [1] est de pouvoir se fédérer avec autant d’installations (instances) et d’utilisateurs que l’on souhaite (voir schéma de principe en fin d’article)
Libre, installation facile, possibilités d’hébergements multiples ( hébergeur, serveur persos, nas, yunohost, raspberry, etc), une solide alternative aux GAFAM (google, facebook,...).

Il permet :

  • des conversations chat (avec audio et vidéo conférence), très semblable à whatsapp, télégram,..
  • des partages de documents (et prochainement édition collaborative comme framapad, framacalc,...)
  • des plannings, sondages
  • des budgets,
  • des cartes,
  • les possibilités sont presque sans fin... [2]

 Inscription

Pour vous inscrire sur une instance, contactez son administrateur qui vous inscrit.
Vous recevez un mail, vous cliquer sur le lien qui est indiqué dans le mail.
Une fenêtre de votre navigateur internet s’ouvre.
Mettre un identifiant (éviter les pseudos afin que l’on s’y retrouve)
Un mot de passe suffisamment long et complexe (de préférence minimum 8 caractères incluant majuscule, minuscule, chiffre et lettre), conservez et notez ces identifiants et mot de passe

 Applications portable

Pour les utiliser, il suffit de renseigner l’adresse de l’instance (htts ://........) puis de rentrer votre identifiant et mot de masse.
Il est possible d’avoir plusieurs serveurs et de basculer de l’un à l’autre.
Existent pour Android et Iphone.

 Applications Ordinateur

  • Un navigateur internet permet d’avoir accès à l’ensemble des fonctions de Nextcloud.
  • Un logiciel "client" installé permet de synchroniser un dossier de votre ordinateur avec celui de l’instance Nextcloud visée.Pour l’utiliser, il suffit de renseigner l’adresse du serveur où est installé Nextcloud (htts ://........) puis de rentrer votre identifiant et mot de masse.
    ce logiciel client existe pour Linux, PC et Mac . Attention, pour utilisateurs avancés afin de ne risquer de perdre des fichiers (si on supprime et que l’on synchronise, on efface des 2 côtés !)

 Conversations

 *Sur un ordinateur, depuis un navigateur internet, il est possible de converser en tête à tête, en groupe privé ou public (même des personnes non inscrites peuvent intervenir).
La fonction "lancer l’appel" (audio vidéo) est à utiliser exceptionnellement, s’assurer que le serveur sur lequel est installé Nextcloud peut assumer les débits. Pour la vidéoconférence , on préfèrera avoir recours à un outil externe comme Jitsi.
 *Sur un téléphone portable, l’application Nextcloud Talk, permet de discuter comme whatsapp, etc

 Documents

On peut mettre en ligne/partager des documents avec les utilisateurs d’une "instance"(serveur) ou vers d’autres installations "nextcloud".
Il est possible d’attribuer des droits de lecture, modification, repartage comme on le souhaite.
L’édition collaborative est en cours de mise en place.
 *Sur un téléphone portable, l’application Nextcloud files, permet de consulter, uploader/downloader des fichiers.

 Chat interne-externe

Il y a un chat intégré à l’application web ordinateur (très ressemblant à facebook) qui se synchronise avec les applications Gajim (sur ordinateur) et Conversation (sur android)
Très pratique, voir indispensable pour converser en messagerie instantanée.

 Principe

 Jitsi

Permet de faire des conférences, réunions, AG, à plusieurs, du streaming "live", enregistrements,
Accès par internet (installer l’application sur téléphone) ou par téléphone (un numéro et un code d’accès)

 Environnement et énergie

Si on fait l’hypothèse que l’auto-hébergement conduit à arrêter les datacenters plutôt que de tourner en plus d’eux, alors, vraisemblablement, ce serait largement bénéfique à l’environnement, pour plusieurs raisons.

Premièrement, le fait d’avoir des gros datacenters n’empêche absolument pas les particuliers d’avoir plein de machines qui tournent. Une box, par exemple, est un ordinateur qui reste généralement allumé en permanence, et qui aurait très largement les ressources pour servir de serveur personnel. Il faudrait faire l’hypothèse que les gens qui s’auto-hébergent soit puissent vraiment se servir de leur box, soit la virent au profit d’un ordinateur qu’ils maîtrisent  ; mais comparativement à celle de couper les datacenters, cette hypothèse est tout à fait raisonnable.

Ensuite, les machines utilisées pour l’auto-hébergement sont, souvent, des machines à faibles coûts (rapsberry pi et compagnie), ou des machines de récupérations. Dans les deux cas (surtout le second), l’impact de création du parc est assez faible.

De plus, concentrer le trafic demande d’autant plus de puissance (c’est l’une des raisons pour lesquelles on a fait Internet comme il est au lieu d’en rester aux réseaux centralisé, notamment). Si chaque serveur indépendant n’a à gérer que ses propres connexions, la somme des ressources requises pour faire tourner le réseau est a priori moindre que si on concentre tout au même endroit.

Par ailleurs, l’auto-hébergement induit un gain énorme en ce qui concerne les transferts  : si tu es chez toi, et que tu contactes une machine qui est chez toi aussi, tu ne mobilises presque rien pour transporter des données de l’une à l’autre  ; tandis que si les deux machines sont chacune à un bout d’Internet, tu dois mobiliser un bon paquet de serveurs intermédiaires pour chaque échange.

On peut aussi envisager le fait qu’on va faire des copies locales dans les deux cas (faute de quoi, le point concernant les transferts serait encore plus nettement défavorable aux datacenters, puisqu’il faudrait multiplier énormément les transferts). Or, faire des copies locales, ça a un coût environnemental également (créer les disques durs et les faire marcher). Dans le cas des datacenters, ce coût est nécessairement un surcoût (ton disque dur ne sera jamais branché au datacenter). Dans le cas de l’auto-hébergement, pas forcément (tu peux mobiliser les ressources de stockages de façon plus utile).

Enfin, si l’on envisage que les gens qui s’auto-hébergent se sentent un minimum concernés par l’écologie, on peut également envisager que le serveur ne tourne pas avec l’électricité du réseau EDF, mais avec un moyen plus personnel de produire de l’électricité (panneau photovoltaïque…). Un serveur perso tournera très largement avec ça. Ce qui peut donc potentiellement représenter un gain supplémentaire vis-à-vis du datacenter, qui dépendra toujours des grosses centrales.

Un complément écologeek

Notes :

[1le "cloud" internet, c’est comme la démocratie, ça n’aime pas la centralisation...

[2Les applications utiles/indispensables à installer dans nextcloud sont :

  • groupe
  • notifications (pour être averti de messages, et autre)
  • app order (pour réorganiser le menus) principal)
  • javascript xmpp
  • Deck (méthode kanban)
  • Notes
  • Talk (conversations)
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